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Les peuples des montagnes du nord de la Thaïlande

Rédigé par Asiaventura | May 10, 2023 12:16:28 PM

 

Une jungle épaisse, les bruissements de la forêt, ici et là un petit singe ou un oiseau au plumage coloré qui s’agite dans le feuillage : le nord de la Thaïlande est montagneux et éloigné de tout. Une zone de repli idéale pour les divers groupes ethniques qui y ont trouvé refuge.

Les ethnies montagnardes de Thaïlande vivent dans des centaines de villages répartis dans tout le nord du pays. Environ un million de personnes appartiennent à ces groupes ethniques, collectivement qualifiés de peuples des montagnes. L’ancienne appellation était « tribus des collines du nord thaïlandais ».

Tandis qu’une grande partie des peuples des montagnes vit dans le nord de la Thaïlande, on trouve aujourd’hui encore plusieurs de leurs membres dans leurs régions d’origine et dans d’autres zones de peuplement du sud de la Chine, ainsi que dans le nord de la Birmanie (également appelée Myanmar), du Vietnam et du Laos.

Leur histoire est à maints égards marquée par les persécutions, les déplacements forcés et les expulsions, ainsi que par l’espoir de pouvoir vivre paisiblement leurs propres traditions au cœur des montagnes verdoyantes.

Les peuples des montagnes de la Thaïlande : un mélange pittoresque de langues et de cultures

Les peuples des montagnes de la Thaïlande sont loin de former un groupe homogène. Ils comptent d’innombrables groupes ethniques – Karen, Lisu, Akha, Lahu, Yao (Mien), Hmong (Miao ou Meo) – de même que Palaung (De’ang). Chaque groupe se subdivise encore selon des critères de langue, d’appartenance sociale et de culture.

Les Padaungs

Les Padaungs appartiennent au peuple kayan, qui constitue lui-même un sous-groupe des Karens. Cette ethnie est originaire de Birmanie. Elle a fui le régime militaire pour s’établir à Ban Muang Pam et dans d’autres villages de la province de Mae Hong Son. Ce groupe ethnique comprendrait environ 7 000 personnes.

Également appelé Kayan Lahwi, ce peuple est célèbre pour les lourds anneaux de métal que les femmes portent autour du cou dès leur plus jeune âge. Ces ornements affaissent leurs épaules, ce qui donne l’impression qu’elles ont un long cou. Cette tradition remontant au Moyen Âge rappelle la mère du dragon dont, selon la légende, les Padaungs sont issus. De nos jours, cette tradition est trop souvent commercialisée et quelque peu dénaturée à des fins touristiques.

source : canva

Les Lahus

Les Lahus forment un groupe originaire des zones frontalières du sud de la Chine, du nord de la Thaïlande et des pays limitrophes, la Birmanie, le Laos et le Vietnam. Leurs origines remontent aux hauts plateaux du Tibet. En Thaïlande, ils sont établis depuis la fin du XIXe siècle, principalement dans les provinces de Chiang Mai et de Chiang Rai. Le village de Ban Pha Mon fait partie des espaces investis par les Lahus.

Les Lahus thaïlandais comptent environ 60 000 membres, qui se subdivisent en plusieurs sous-groupes, dont les Lahus rouges, les Lahus jaunes et les Lahus noirs. Leur langue tire ses origines du Tibet et de la Birmanie, avec une large variété de dialectes différents.

Les Lahus se distinguent par la grande beauté de leurs vêtements. Les tenues traditionnelles des femmes se composent de vestes et de jupes noires brodées de rouge. Les hommes portent de larges pantalons verts ou bleus. Ces vêtements sont richement ornés de broderies, galons, sequins et autres motifs métalliques.

Aujourd’hui, les Lahus sont principalement des agriculteurs qui cultivent le riz et le maïs. Ils ont pendant longtemps été considérés comme d’excellents chasseurs et guerriers, une tradition qui est encore pour eux une grande source de fierté.

source : canva

Les Hmongs

Les Hmongs ont des racines chinoises. Au XVIIIe siècle, ils ont été chassés de leurs territoires par les Hans et contraints de migrer vers le sud, du fait d’une répression à la fois économique et culturelle exercée par la dynastie Qing. Bon nombre d’entre eux vivent à présent dans les pays voisins de la Thaïlande, voire aux États-Unis. 125 000 Hmongs résident actuellement en Thaïlande. La majeure partie des Hmongs thaïlandais se sont installés dans les provinces de Chiang Mai, Chiang Rai, Phetchabun et Tak.

Comme les autres peuples montagnards de Thaïlande, les Hmongs se ramifient en une multitude de sous-groupes, tels que les Hmongs noirs, les Hmongs blancs et les Hmongs rayés. Bien évidemment, ces noms sont en lien avec les caractéristiques de leurs vêtements traditionnels. Ainsi, les Hmongs rayés portent, entre autres, des rayures blanches et bleues sur les manches.

Les Palongs

Encore un autre groupe qui a trouvé son chemin de la Birmanie vers la Thaïlande : les Palongs. D’autres groupes ethniques s’y rattachent : Shwe, Rumai et Di-ang. Les Palongs sont venus s’installer dans les années 1980 suite aux combats entre le gouvernement et les factions rebelles birmanes qui faisaient rage dans les montagnes du nord de la Birmanie.

Parmi les premiers villages fondés par les Palongs avec l’autorisation du souverain de l’époque, Bhumibol Adulyadej (Rama IX), figure Noh Lae, qui existe encore aujourd’hui, construit dans le district de Chiang Dao. De nos jours, quelque 5 000 Palongs vivent en Thaïlande.

À l’instar d’autres peuples des montagnes de la Thaïlande, les différents sous-groupes des Palongs ont un costume spécifique. Ainsi, les femmes Di-ang arborent de magnifiques ceintures en argent, richement décorées et travaillées avec des trésors de finesse. La tenue traditionnelle comporte d’autres éléments tels que des cerceaux en bambou ou en rotin.

source : canva

Les Lisus

L’origine exacte des Lisus n’est toujours pas élucidée jusqu’à maintenant. On dit qu’ils sont originaires du sud-ouest de la Chine et qu’ils puisent leurs racines dans l’actuel Tibet ainsi qu’en Birmanie. Ils ont migré vers la Thaïlande à partir du début du XIXe siècle en raison de la répression exercée par les dirigeants chinois. Environ 50 000 Lisus vivent à présent dans les provinces de Chiang Mai, Mae Hong Son, Sukhothai et d’autres régions du nord verdoyant de la Thaïlande.

source : canva

La culture de l’opium dans les montagnes thaïlandaises

Pendant longtemps, l’opium a été une importante source de revenus pour de nombreux peuples montagnards du nord de la Thaïlande. Au début du XIXe siècle, les plants de pavot à opium ont été introduits par les immigrants chinois dans le royaume de Siam (ancien nom de la Thaïlande). Le gouvernement a longtemps bénéficié d’un monopole sur la culture de l’opium, qui générait d’abondantes recettes fiscales.

C’est surtout à l’issue de la Seconde Guerre mondiale que les peuples montagnards de Thaïlande se sont lancés dans la culture de l’opium à grande échelle. Akha, Hmong, Lisu, Lahu et Yao : ces ethnies, en particulier, s’y sont adonnées avec passion. Dans la province de Chiang Mai et la ville du même nom, ce commerce était florissant, notamment avec des consommateurs américains venant du Vietnam et des États-Unis.

Dès la fin des années 1950, le gouvernement a évoqué l’interdiction de la culture de l’opium. Mais ce n’est que dans les années 1990 que le régime thaïlandais est parvenu à lutter avec succès pour détruire les champs d’opium qui fleurissaient dans les collines du nord du pays.

Depuis la fin de l’ère de l’opium, les peuples montagnards de la Thaïlande se concentrent essentiellement sur la culture du riz, du maïs et d’autres plantes comestibles ou utilitaires. Il est à noter que le tourisme joue actuellement un rôle important dans leurs moyens de subsistance. En outre, les jeunes membres des divers groupes ethniques se décident souvent à migrer vers les villes pour y apprendre un métier et soutenir leur famille restée dans le nord.

  source : canva

Le nord de la Thaïlande : un paradis à l’écart, dans la jungle des montagnes

Se rendre dans le nord de la Thaïlande, c’est découvrir le pays sous un aspect qui contraste totalement avec les plages de sable fin d’un blanc immaculé du sud et l’agitation urbaine de la capitale. Les villages des peuples montagnards sont blottis dans d’épaisses forêts d’un vert lumineux et reliés entre eux par des sentiers de couleur ocre qui serpentent à travers la jungle. Çà et là, d’impressionnants reliefs calcaires percent le feuillage. Sans électricité ni eau courante, les gens y mènent une vie simple.

Dans les parcs nationaux – notamment Sri Lanna et Doi Suthep-Pui – les visiteurs venant dans le nord de la Thaïlande peuvent s’immerger dans un océan de calme et de verdure luxuriante. Visitez, par exemple, les cascades de Bua Thong à S  Lanna ; faites du kayak et pagayez sur les cours d’eau qui traversent le parc, en observant à loisir les buffles d’eau qui paissent en toute tranquillité sur la berge. Vous pouvez également entreprendre une balade à bicyclette ou une randonnée sur les sentiers ombragés qui quadrillent les forêts, pour voir de près la faune et la flore. Des animaux craintifs tels que l’ours à collier, le cerf sambar et les macaques sont chez eux dans l’immensité des forêts et des montagnes.

Cascades Bua Thong - source : canva

Le voyageur qui s’aventure dans cette région isolée pour en savourer le silence et la tranquillité comprend tout de suite pourquoi tant de peuples ont jeté leur dévolu sur les collines et des montagnes du nord de la Thaïlande.

Consultez notre site Web pour en savoir plus sur nos différents voyages en Thaïlande : https://www.asiaventura.fr

 

 

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